Une preuve de l’amitié franco-allemandeimage-logo-nature-environnement.jpg

Écris d’une scout de Ludwigsburg.

A quoi pensez-vous quand vous entendez « amitié franco-allemande » ?
Peut-être à Adenauer et De Gaulle et au célèbre discours à la jeunesse allemande ? A Hollande Merkel qui se sont rencontrés pour le 50e anniversaire ? Aux échanges à l’école ou aux jumelages de ville ?
Nous, Pfadfinder du groupe Silberschwäne de Ludwigsburg et Pionniers-Caravelles Monfort et de Cholet, quand on entend « amitié franco-allemande », on pense bien sûr à notre camp de l’été dernier !

Montfort – Cholet (MC) était notre unité partenaire pendant notre projet de surveillance des feux de forêt à Marseille qui se fait en coopération entre les scouts et les pompiers. Les jeunes y ont des missions : repérer les départs de feu depuis des points de vigie et des itinéraires de patrouille, et les signaler par radio.

Avant qu’on arrive sur notre lieu de camp à Luminy, certains de notre groupe se faisaient du souci à propos de la communication avec les pionniers-caravelles de MC. Seulement la moitié de notre groupe parle un peu Français. Nous nous sommes vite rendus compte qu’on n’avait pas besoin de s’inquiéter autant !

Dès le premier jour de camp, la coopération avec MC a commencé. Une partie de notre groupe a préparé, avec quelques Français, une veillée à l’occasion des 50 ans de l’Amitié franco-allemande. Pendant ce temps-là, les autres s’occupaient de nos installations avec l’aide de quelques uns de notre groupe jumelé. Déjà à midi, on était assis côte à côte et on jouait aux cartes ensemble. Les premières blagues de camp ont commencé là.

La communication n’était plus du tout un problème. Il arrivait souvent dans les discussions qu’un Allemand demande quelque chose en français et que le Français réponde en allemand. Quand on ne connaissait pas la langue de l’autre, on parlait anglais. Et quand ça ne marchait toujours pas, on faisait des gestes avec les mais et les pieds pour se faire comprendre. Tous avaient vraiment envie de communiquer coûte que coûte, c’était incroyable !

Grâce aux missions de surveillance des feux ceux d’entre nous qui ne parlaient pas Français ont appris quelques mots parce qu’on devait parler Français pour les messages radios. A un moment, on a inversé les rôles et pendant quelques heures, tout le monde devait parler Allemand pour les messages radios, c’était très amusant pour les deux côtés.

Les adieux ont été difficiles. Des deux côtés, on avait la larme à l’œil et certains ont pleuré. Nous avons chanté « Ce n’est qu’un au revoir », entonné tour à tour dans les deux langues. Après que tous se sont pris une ou plusieurs fois dans les bras et se sont dit au revoir, le temps passé ensemble était terminé. Il nous en reste un super souvenir et de nouvelles amitiés mais aussi un exemple de rencontre interculturelle d’une grande valeur et une belle preuve de l’amitié franco-allemande.

Hannah, 7 septembre 2013